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Déploiement du plan « Paris : Priorité Piéton ! » à Paris Centre

Mise à jour le 02/02/2024
La Ville de Paris déploie un plan piéton 2023-2030 visant à renforcer la place des piétons dans la rue, la sécurité et le confort de marche de tous les usagers. Il vise notamment, entre autres actions, à rendre 100 ha d'espace public aux piétons, pris sur l'espace jusqu'ici dévolu à la circulation ou au stationnement, et propose une "vision zéro accident" en matière de sécurité routière. La Mairie de Paris Centre est proactive pour sa mise en œuvre.
À Paris, la marche a la cote ! C’est le premier mode de déplacement des Parisiens, quelle que soit la raison de leur déplacement. Seuls les déplacements domicile-travail restent majoritairement faits en transports en commun.
Après la création d’un Code de la rue, qui réaffirme la priorité absolue aux piétons, Paris lance un plan d’investissements qui leur est 100 % dédié.
Doté de 300 millions d’euros d’investissements, ce plan piéton 2023-2030 est un outil majeur de la transformation et de l’adaptation de la Ville aux dérèglements climatiques. Il vise à encourager la marche et la rendre plus accessible, sûre et agréable pour tous les habitants et visiteurs de Paris, avec trois objectifs :
  • Donner plus de place aux piétons et affirmer partout la priorité piétonne
  • Élever les standards de qualité, de sécurité et de confort des espaces piétons
  • Adapter la marche aux enjeux climatiques
Un réseau de places et placettes pour mailler les usages de l'espace public
Faire place aux piétons, au sens propre : c’est l’ambition portée par la Mairie de Paris Centre grâce à une série d’aménagements visant à créer des places et placettes piétonnes, en supprimant entièrement la circulation motorisée sur des espaces choisis.
La place de la Bastille (4e) est emblématique à ce titre, avec le rattachement de la Colonne de Juillet à un vaste espace piéton augmenté de 6 000 m², connecté au bassin de l’Arsenal. Plusieurs arbres ont également pu être plantés malgré les contraintes importantes imposées par les réseaux souterrains.
Aux abords de la Samaritaine restaurée et rouverte après une longue période de travaux, la rue de la Monnaie (1er) est devenue une véritable placette piétonne et végétalisée, trait d’union entre la rue de Rivoli et le Pont Neuf.
Dans le cœur du Marais, c’est la Place Albert Memmi (4e) qui a pris forme pour épouser la nouvelle sortie du métro « Hôtel de Ville », créée pour les besoins du prolongement de la ligne 11. La chaussée circulée et le stationnement ont été supprimés au profit d’un espace piéton généreux et végétalisé, mettant en valeur le patrimoine et les perspectives paysagères et le mobilier urbain traditionnel parisien.
D’autres projets de places et placettes sont d’ores et déjà à l’étude :
· Une extension de la Place du Châtelet (1er), dont l’espace piéton sera étendu devant le Théâtre du Châtelet, dans un projet de mise en valeur patrimoniale et de restauration de la Fontaine du Palmier ;
· Une piétonnisation et végétalisation de la Place Saint-Gervais (4e), qui devient un jardin mémoriel en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 ;
· Une extension du Parvis de la cathédrale Notre-Dame (4e), dans le cadre du projet d’aménagement emblématique de ses abords ;
· Au croisement des rues Pavée et Malher (4e), pour mettre en valeur l’arbre central et le bâti remarquable autour de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris ;
· Rue Réaumur (3e), par transformation de la contre-allée en espace piéton qualitatif et végétalisé ;
· Place Mireille (1er), en raccordant l’ilot central à la Fontaine Molière et à la rue de Richelieu, avec une reprise des revêtements, de l’éclairage public et du mobilier urbain pour sublimer la perspective et offrir un nouvel espace végétalisé aux piétons ;
D’autres projets pourront encore être retenus au titre de la démarche « Embellir votre quartier – Grands Boulevards – Opéra », par exemple rue Poissonnière (2e), place Olympe de Gouge (3e) et/ou place Gaillon (2e).
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Les écoles, épicentres de l'apaisement du trafic routier en faveur des plus fragiles
L’apaisement de l’espace public devant les établissements scolaires permet de sécuriser le cheminement des familles et de limiter la pollution de l’air et la pollution sonore. Avec la ville du quart d’heure, l’école est mise au centre du quartier et les réflexions sur la circulation à ses abords peut être le début d’une onde d’apaisement à l’échelle d’un secteur plus vaste.
La Mairie de Paris Centre a aménagé 12 rues aux écoles depuis 2020, avec des degrés variables de piétonisation en fonction des contraintes locales : rues de l’Arbre Sec (1er), Saint-Merri (4e), du Fauconnier (4e), Poulletier (4e), Louvois (2e), du Petit Musc (4e), Geoffroy l’Asnier (4e), de Moussy (4e), Saint-Martin (3e), Saint-Roch (1er), Dussoubs (2e) et des Vertus (3e).
Des barrières amovibles sont installées lorsque cela est possible, elles permettent le passage des véhicules de secours et des services (collecte des ordures ménagères, etc.) mais interdisent le passage des véhicules motorisés.
Quand des accès à des parkings riverains ou d’importants besoins en livraison empêchent la fermeture de la voie, les voies sont piétonnisées sans mise en place de barrières. Dans ce cas, seuls certains véhicules peuvent y circuler à la vitesse du pas : accès à des parkings situés dans la voie, livraisons pour des commerces situés dans la voie, etc. Les piétons sont prioritaires sur l’intégralité de la voie.
D’autres rues aux écoles sont déjà programmées : rue Saint-Louis-en-L’ile (4e), rue Vaucanson (3e) et les abords de l’école Béranger (3e). La rue Louvois (2e) va également bénéficier d’un renforcement de son aménagement pour apporter plus de végétalisation.
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Des trottoirs agrandis pour être accessibles à tous et donner envie de marcher
Paris Centre a conservé, pour partie, le tracé médiéval qui fait l’histoire et le charme des quartiers du Marais, du Sentier, Beaubourg, etc. En conséquence, de nombreuses rues disposent de trottoirs étroits inconfortables et ne permettant pas toujours aux personnes en fauteuil roulant, ou avec une poussette, de circuler en sécurité. D’autres rues sont plus larges mais avec une place disproportionnée donnée à la chaussée, au détriment les espaces piétons latéraux.
La Mairie de Paris Centre a engagé, depuis 2020, de nombreux projets d’aménagement pour agrandir les trottoirs ou créer des plateaux piétonniers (où chaussée et trottoir sont de plain-pied) :
· Rue Saint Honoré (1er), dans le secteur des Halles ;
· Rue des Deux Ponts (4e), sur l’Ile-Saint-Louis ;
· Rue de la Verrerie (4e), dans le Marais ;
· Rue Simon le Franc (4e), dans le Marais ;
· Rue des Petits Champs (2e), le long de la BNF restaurée.
D’autres projets sont déjà à l’étude pour poursuivre cette dynamique :
· Rue Geoffroy l’Angevin (4e), dans le Marais ;
· Quai aux fleurs (4e), sur l’Ile de la Cité ;
· Rue de Richelieu (1er et 2e).
Sans travaux lourds, une douzaine de rues du Marais (3e et 4e) a également fait l’objet d’aménagements par du mobilier urbain pour étendre l’espace alloué aux piétons sur l’ancienne bande de stationnement : rues Sainte-Croix de la Bretonnerie, Saint-Paul, Elzévir, Charles-François Dupuis, de Saintonge, du Temple, Vieille du Temple, Charlot, de Poitou, des Francs-Bourgeois, du roi de Sicile. La rue de Monsigny (2e) a également bénéficié d’un tel aménagement.
D’autres projets pourront encore être retenus au titre de la démarche « Embellir votre quartier – Grands Boulevards – Opéra », dans les 1er, 2e et 3e arrondissements.
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Des espaces piétons qui s'adaptent au réchauffement climatique et au vieillissement de la population
Développer la marche passe aussi par l’aménagement d’espaces publics agréables qui donnent envie d’être traversés ou de constituer un moment de pause, que ce soit sur des trajets quotidiens ou pour la flânerie.
A horizon 2050, le réchauffement climatique impose également d’anticiper les conditions, parfois d’extrême chaleur, qui seront la réalité des marcheurs en été. Puisqu’un aménagement lourd de la voirie est réalisé pour plusieurs dizaines d’années, c’est dès aujourd’hui qu’est façonné le Paris de 2050.
Le vieillissement de la population est aussi un enjeu à ce titre. Les personnes âgées, souvent plus sensibles aux vagues de chaleur, seront plus nombreuses : 27% des Parisiens auront 60 ans ou plus en 2050 (contre 22% aujourd’hui) et 12,5 % auront 75 ou plus (contre 7,8% aujourd’hui). Elles ont aussi besoin, plus que d’autres usagers, d’assises sur l’espace public pour réaliser en plusieurs fois des trajets un peu plus long.
Les parcs et jardins constituent des ilots de fraicheur indispensables, et leurs horaires d’ouverture pourront être adaptés aux épisodes de chaleur. La Mairie de Paris Centre souhaite également renforcer leur maillage : c’est le sens de la création du jardin des Arts – Albert Schweitzer (4e) en 2020, du nouveau jardin de la BNF Richelieu (1er) et du projet en cours dans l’ancien hangar Lissac (3e) converti en jardin.
Les cours d’écoles sont également transformées en « cours oasis » mêlant sols perméables, végétalisation et ombrières, pour offrir aux enfants un meilleur cadre de vie scolaire et réduire la température dans les écoles en été. Elles peuvent être ouvertes le week-end pour profiter à tous, dans le cadre des cours ouvertes.
Dans ses projets d’aménagement, la Mairie de Paris Centre végétalise les rues chaque fois que les contraintes techniques (notamment les réseaux souterrains et les perspectives patrimoniales) le permettent. Voici des exemples de réalisations depuis 2020 :
· Bd Bourdon (4e), avec une véritable promenade plantée le long du bassin de l’Arsenal ;
· Place Albert Memmi (rue du Temple, 4e) ;
· Place Joachim du Bellay (1er), sous forme d’un écrin de verdure autour de la Fontaine des Innocents restaurée ;
· Rue de la Monnaie (1er), aux abords de la Samaritaine ;
· Rue du Petit Musc (4e), avec la plantation d’un arbre dans la partie piétonnisée.
D’autres projets sont déjà programmés, notamment :
· La création d’une promenade plantée le long du Bd Henri IV (4e) ;
· La plantation d’une trentaine d’arbres sur le Quai aux fleurs (4e) ;
· La végétalisation de la Place Saint-Gervais (4e) ;
· La plantation de plus d’une centaine d’arbres aux abords de la cathédrale Notre-Dame (4e) ;
· La végétalisation de la contre-allée Rue Réaumur (3e) ;
· Un nouvel alignement d’arbres Rue de Richelieu (1er et 2e) ;
· Une rue aux écoles végétalisée Rue Louvois (2e) ;
· Un espace piéton et végétalisé Place Mireille (1er) ;
· Des projets de végétalisation épars dans le Marais (3e et 4e).
D’autres projets pourront encore être retenus au titre de la démarche « Embellir votre quartier – Grands Boulevards – Opéra », dans les 1er, 2e et 3e arrondissements.
Des assises sont ajoutées dans la plupart des projets d’aménagement réalisés ou à venir de la Mairie de Paris Centre, quand l’espace disponible le permet : bd Bourdon (4e), place Albert Memmi (rue du Temple, 4e), rue de Bretagne (3e), rue des Petits Champs (1er et 2e), rue Duphot (1e), place Joachim du Bellay (1er), Grands Boulevards (2e et 3e), rue de la Monnaie (1er), rues Pavée et Malher (4e), quai aux fleurs (4e), rue de Richelieu (1er et 2e), etc. Dans le cas général (hors prescription particulière de l’architecte des bâtiments de France), ces assises sont des bancs à double assises, de type Davioud, en accord avec le manifeste pour la beauté de Paris.
Pour offrir à tous un accès à l’eau gratuit, et adapter la ville au réchauffement climatique, Paris Centre dispose d’un réseau de fontaines d’eau potable sur tout le territoire. De nouvelles fontaines sont ajoutées pour compléter le maillage, et certaines sont adaptées pour répondre à des usages nouveaux. Une fontaine Wallace a été ajoutée Place Albert Memmi (rue du Temple, 4e), et des fontaines « mat-source », accessibles en particulier aux enfants et personnes en fauteuil roulant, sont également déployées comme rue Montmartre (2e). Des installations sont notamment prévues sur le parvis de l’Hôtel de Ville (4e), place Baudoyer (4e), rue du Temple (3e) ou rue de la Monnaie (1er).
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Des moments de respiration et de réappropriation de l'espace public
En complémentarité des aménagements, la Mairie de Paris Centre souhaite continuer à sanctuariser des moments où les piétons peuvent prendre toute leur place dans le cœur de la Ville, y compris sur la chaussée pendant des temps balisés.
Le dispositif « Paris Respire » rend ainsi piéton de larges secteurs tous les dimanches en journée :
· Le premier dimanche du mois, l’essentiel de Paris Centre est fermé à la circulation générale (hors résidents, taxis, livreurs, etc.). En 2022, la Mairie de Paris Centre a étendu le périmètre concerné par ce dispositif pour y inclure le quartier Saint Germain l’Auxerrois.
· Les autres dimanches, le Sentier et le Marais sont concernés. En 2023, la Mairie de Paris Centre a étendu le périmètre du Marais pour enjamber la rue des Archives jusqu’aux rues Beaubourg et du Renard, soit une augmentation de 45 % du périmètre concerné.
D’autres évènements plus localisés sont organisés pour piétonniser (totalement cette fois) des rues pendant quelques heures avant de proposer des espaces de jeu pour les enfants : ce sont les rues aux enfants.
A la belle saison, la rue des Coutures-Saint-Gervais (3e) devient la « Rue' Golotte » chaque vendredi, de 16h30 à 18h. Les 100 mètres de cette voie, qui longe le musée Picasso, se transforment alors en une vaste aire de jeux, sécurisée par des barrières mobiles. Des bénévoles et ludothécaires de « A l'Adresse du jeu » proposent des animations pour tous les âges : jeux d'adresse, de construction, de société.
D’autres rues bénéficient ponctuellement d’animations similaires, en lien avec les parents d’élèves de chaque quartier : place des Hospitalières Saint Gervais (4e), rue de l’Arbre Sec (1er), rue Colbert (2e), place Goldoni (2e), rue de Moussy (4e).
Des ludothèques mobiles proposent également des jeux pour enfants sur l’espace public dans les espaces piétons, tous les week-ends sur la Place de la République (3e) et sur plusieurs sites (en roulement) pendant l’été, notamment aux Halles (1er).
Un code de la rue pour réduire les conflits d’usage
L’évolution des modes de déplacements et l’essor des mobilités douces, comme les vélos ou les trottinettes, ont métamorphosé Paris en quelques années. Mais ces transformations ont généré des tensions, des conflits entre usagers de l’espace public, et aussi des incivilités et infractions.
L'objectif de ce Code : retrouver de la sérénité dans la rue, en priorité pour les piétons et les personnes les plus vulnérables. Pour cela, il faut hiérarchiser et rappeler les règles à respecter collectivement et individuellement afin de profiter de l’espace public sans appréhension.
C’est aussi le sens de l’interdiction des trottinettes électriques en libre-service qui donnaient lieu à de trop nombreux accidents légers et stationnements gênants aux abords des espaces piétons.
Le Code de la rue est un document qui rappelle les règles essentielles à respecter et prévoit de nouveaux outils de communication pour les faire connaître. Des actions de sensibilisation seront menées avec les associations dans l’espace public ou dans les écoles pour développer le « savoir rouler » auprès des scolaires.
Le Code de la rue s'appuie notamment sur la montée en puissance de la police municipale et détaille sa mobilisation à venir pour prévenir les incivilités et sanctionner en cas de manquements et d'infractions. Par exemple, des contrôles spécifiques près des écoles seront organisés lors de la rentrée scolaire. Depuis la loi sur le statut de Paris de février 2017, la circulation et le stationnement sont devenus des compétences de la maire de Paris en partage avec le préfet de Paris. Avec la création d’une police municipale par la loi de mai 2021, la maire de Paris dispose de moyens nouveaux pour faire respecter le code de la route.
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Une « vision zéro accident » inspirée de l’exemple réussi d’Oslo et d’autres villes
Plus aucun d’accident grave ou mortel, ou presque : c’est le pari gagnant dans lequel plusieurs grandes villes se sont engagées, comme Oslo, Helsinki ou Montréal.
Cette démarche vise à infuser toutes les politiques publiques en matière de mobilités et d’aménagement pour concourir à une baisse durable et importante des accidents de la route. Quelques données :
· 91% des accidents graves ou mortels pour les piétons sont dus à un véhicule motorisé ;
· Les poids-lourds sont surreprésentés dans les chiffres d’accidents graves et mortels. Cela s’explique notamment par les angles morts importants inhérents à ces grands véhicules ;
· Sur la période 2018-2021, sur 209 accidents provoqués par des poids-lourds impliquant des usagers vulnérables, 18 ont été mortels, dont 8 avec un piéton et 7 avec un cycliste ;
· Entre 2017 et 2022, le nombre de blessés hospitalisés a diminué d’environ 40%.
La limitation des vitesses à 30 km/h maximum, la réduction du nombre de files de circulation et l’aménagement de refuges piétons pour faciliter la traversée des grands axes, la suppression des places de stationnement en amont des passages piéton pour en dégager la visibilité, le développement d’aménagements cyclables sécurisés et de rues piétonnisées, la réduction générale du trafic routier sont autant de mesures mises en œuvre à Paris Centre qui vont se poursuivre.
En complément, des renforcements sont prévus pour concourir à cette objectif de sécurité routière :
· Mettre en œuvre une Zone à trafic limité dans Paris Centre ;
· Renforcer les opérations de police municipale destinées à lutter contre la vitesse excessive et le non-respect de la priorité piéton ;
· Équiper de jumelles radars les policiers municipaux pour lutter contre la vitesse excessive :
· Demander que les véhicules lourds s’équipent de détecteurs de lutte contre les angles morts et équipement de la flotte de véhicules de la Ville de Paris en la matière ;
· Plaider auprès de l'État et de la Préfecture de Police pour le déploiement de radars urbains de nouvelle génération. Paris Centre demande en particulier, de longue date, l’ajout d’un radar sur le quai Henri IV (4e).
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Des quartiers à accessibilité augmentée en faveur de l’autonomie de tous les usagers de l’espace public
Les quartiers à accessibilité augmentée (QAA) sont des « zones d'exemplarité » permettant à toute personne, quelle que soit sa situation (familles avec poussettes, personnes âgées, personnes en situation de handicap…), de se déplacer facilement à Paris et d'avoir accès aux services municipaux dans un périmètre dit du « quart d'heure ». Ils sont le reflet de l’ambition de la Ville à tendre vers une accessibilité universelle.
Ces quartiers s’inscrivent dans l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques : les transformations et expérimentations générées profiteront aux Parisiens sur le long terme.
Au sein de chaque QAA est déterminé un parcours prioritaire permettant un cheminement entre différents équipements recevant du public (ERP), publics et privés, tous accessibles.
Des actions à destination de l'ensemble des commerces sont également en développement. La Ville de Paris les encourage à qualifier leur niveau d’accessibilité, à mener des actions pour améliorer l’accueil de l’ensemble des usagers et à valoriser cet engagement dans leur communication, notamment en se référençant dans Accès Libre, plateforme collaborative de l’accessibilité.
A Paris Centre, la démarche est initiée dans le Marais.
Les leviers mis en œuvre sont multiples :
· Faire disparaître de l’espace public tous les objets obsolètes et obstacles
· Mise en état des passages piétons : reprise des bandes blanches et reprise ou pose de bandes d’éveil à la vigilance
· Suppression des obstacles en réalisant les abaissements de trottoirs nécessaires
· Déploiement de modules sonores pour les passages piétons au niveau des carrefours
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